Le Carmel à Verdun, une histoire

carmel verdun pierre fondationTout commence en 1904, dans le contexte de menaces pesant sur les congrégations religieuses...

Suite à l’ordre de leur évêque de mettre à l’abri les sœurs, Mère Germaine de Sonis, alors prieure et maîtresse des novices, quitte le Carmel de Nancy avec le noviciat pour se réfugier à Rouvroy en Belgique, dans la perspective d’y être rejointe plus tard par les autres Sœurs ; ce qui ne se réalisa finalement pas, Rouvroy devint monastère autonome en 1909.

Le contexte politique ayant évolué dans les suites de la victoire de 1918, Mère Germaine réimplanta le Carmel à Verdun, sur l’emplacement d’un ancien monastère de clarisses (présentes en ce lieu pendant cinq siècles, jusqu’à la Révolution) et le 15 octobre 1923 la première pierre de la chapelle est posée. Le 11 novembre 1924 - coïncidence imprévue, les cloches du Carmel carillonnaient pour la célébration de la première messe tandis que les canons tonnaient en cet anniversaire de l’armistice de 1918.

En s’installant en ce lieu, les Sœurs relevaient le Carmel fermé en 1790, dans les suites de la Révolution, Carmel fondé dans la Vieille Ville en 1633 par la communauté de Metz. Par ailleurs elles devenaient présence adorante en ce haut lieu de la «Grande Guerre », ce qui devait orienter plus particulièrement leur prière en faveur de la paix.

Dans la suite de son histoire, notre communauté aura la joie de contribuer à la naissance de notre fédération, puis d’entrer avec enthousiasme dans le mouvement initié par le Concile Vatican II.

En 1974 elle verra une de ses sœurs partir en Afrique avec deux autres sœurs des Carmels de Tours et Troyes pour fonder le Carmel de Brazzaville avec lequel nous gardons des liens très vivants et fraternels.

A travers son parcours personnel, Mère Germaine de Sonis (1866-1945), notre fondatrice, a mesuré le prix de l’accompagnement fraternel de nos frères Carmes et de l’amitié « sans frontière » des sœurs entre elles.

Ces deux convictions demeurent les nôtres:
- L’expérience de la fidélité de Dieu au cœur d’une fragilité qui choisit la confiance
- L’écoute et la disponibilité comme lieu où la Parole de Dieu se fait entendre: « C’est le chemin, marchez-y ! » Isaïe 30, 21

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