• Dominicaines

    Les dominicaines

    Les Sœurs dominicaines soutiennent la prédication des frères par leur prière. Offrant à ceux qui le désirent un lieu de prière et de silence, leurs communautés sont elles-mêmes une prédication.
    Que le Christ soit fixé dans leur coeur, Lui qui pour tous a été fixé sur la croix.
    Constitutions des Moniales de l'Ordre des Prêcheurs

Monastère de la Clarté Notre-Dame

Témoignage de soeur Nathalie de la Miséricorde

J’avais 7 ans lorsque la lecture de vies de saints me fit découvrir que rien, dans la vie, n’est plus important que d’entrer en relation avec Dieu. Sans en parler à quiconque, je décidai alors d’être religieuse.

Avec le temps, cette aspiration demeura mais fut peu à peu enfouie sous les contradictions engendrées par mon désir d’être « normale » – ou de le paraître. Je bâtissais mes projets : « Une fois adulte, je fais des études, je travaille, je profite de la vie… et quand je serai trop vieille pour pouvoir faire autre chose, promis Seigneur, j’entrerai au couvent ! » Un jour, j’entendis que dans un certain monastère, les femmes de plus de quarante ans n’étaient pas admises. Horreur ! et si c’était partout pareil ? « Pas de panique, mon âme : à 39 ans et demi, tu y penseras ; d’ici là, tu as encore le temps… »

Mais Dieu ne l’entendait pas ainsi : l’année de mes 18 ans, pour la première fois de ma vie, la question du mariage se posa à moi et me mit en demeure de poser un choix clair. Deux ans de supplication pour obtenir une réponse de Dieu qui se taisait : « Seigneur, j’ai des amies tellement plus pieuses que moi, elles vont à la messe en semaine – en écoutant l’homélie –, elles récitent le chapelet chaque jour… pourquoi moi ? Quelle tuile ! Es-Tu bien sûr de ne pas t’être trompé ? »

Puis, un soir, la nouvelle de l’entrée au monastère d’une connaissance me foudroie : la vocation religieuse m’apparaît soudain dans toute sa beauté, m'ouvrant la voie du plus grand amour. Emerveillement, fascination, joie immense ! Et la prière reprend, si semblable et tout autre que la veille :

- « Seigneur, j’ai des amies tellement plus pieuses que moi, elles vont à la messe etc… pourquoi moi ? Quelle grâce inouïe ! Es-Tu bien sûr de ne pas t’être trompé ? »
- « C’est la miséricorde que je désire, non le sacrifice : car je suis venu appeler, non pas les justes, mais les pécheurs (Mt 9, 13). »

Témoignage d'une soeur : Comment oser entrer dans un monastère

Tu me poses la question : "Comment oser entrer dans un monastère ?"

L’attirance était très forte, comme irrésistible... Chercher le Visage de Dieu, se donner à lui entièrement en se laissant aimer, se plonger dans la prière… avoir le soutien de sœurs et avancer avec elles dans la grâce de Saint Dominique. La décision était presque prise mais les objections arrivaient aussi, très drues, et la peur ! Que faire ?  Regarder en face ces objections avec intelligence et humilité, prendre conseil.

. Suis-je capable de vivre en communauté ?  - les données objectives pour espérer que ça marche     semblaient suffisantes à celles qui m’accueillaient.

. Comment oser s’échapper de ce monde où tant de multitudes souffrent, comment ne pas désirer soulager au moins quelques uns de mes frères ?  - Petit à petit la certitude s’installait que la prière, comme une source vive, irrigue l’âme et se répand sur le monde. Même si je ne sais pas prier et me sens minable, c’est le Seigneur qui agit, l’amour qu’il dépose en moi est comme un maillon par lequel Il rejoint les cœurs.

. Et puis, comment quitter ma famille très chère et tous ces biens de l’intelligence et du cœur qui me font vivre aujourd’hui, aurais-je la force ?  - L’amour du Christ est le plus fort, l’horizon s’élargit, Dieu comble autrement et infiniment.

Je tentai donc l’aventure et après plus de 40 ans, je n’ai jamais regretté d’avoir fait ce choix malgré les difficultés et épreuves parfois lourdes. L’appel garde toute sa fraîcheur, comment se lasser d’approfondir l’eau vivifiante du Mystère du Christ, de tous les autres Mystères de la foi…

Je te souhaite donc bonne chance, et si tu t’approches seulement d’un monastère, d’y cueillir la joie et la paix qui en rayonne, quelle que soit ta vocation : cette joie et cette paix sont à tous.

Delphine a passé une semaine au monastère de Taulignan et témoigne

 

Curieuse de la vie monastique (et, je l'avoue, très attirée par le cadre provençal !), j'ai contacté les soeurs de Taulignan pour savoir s'il était possible de venir passer une semaine avec elles.
Leur accueil joyeux et généreux, dans l'intimité du cloître, m'a touchée. Au-delà des voiles et des voix angéliques, j'y ai rencontré des femmes, chacune avec sa personnalité propre, vivant dans un même désir de suivre le Christ et de s'offrir entièrement à Lui, portant le monde en prières.
A travers le partage de leur quotidien, temps de prière, cueillette de lavande, échanges avec certaines sœurs jeunes et plus âgées, enseignements, répétition de chants, repas... j'ai pu affiner en douceur certains aspects de mon discernement vocationnel, en percevant plus concrètement ce qui pouvait me combler ou me manquer dans une telle vie.
Aussi, je me suis sentie libre et respectée dans ce désir de découverte, en étant accueillie en toute simplicité, là où j'en étais...
Heureuse de ce séjour chez elles, j'y suis retournée ensuite à plusieurs reprises pour quelques jours de retraite, à l'hôtellerie cette fois. C'est toujours une joie de participer à leur vie de prière, de discuter avec certaines, et de sentir la vie qui abonde en cette communauté !
Delphine monastere taulignan

Témoignage de Fanny après un séjour au monastère de Taulignan

moniales taulignanAu cours du triduum pascal j'ai pu découvrir la vie monastique grâce au stage proposé.  L'accueil très chaleureux des sœurs m'a permis de goûter à cette vie monastique pleine de joie, de rire et de beauté. Beauté des lieux, de la liturgie ou encore des fleurs ! Les temps de prière et de travail furent autant d'occasions d'apprendre à connaître ces sœurs qui ont tout donné pour suivre le Christ et porter les prières du monde. Ce fut un vrai moment de joie et une belle occasion d'avancer avec d'autres sur le chemin de la vocation !
Fanny

Témoignage de Dara après un stage monastique à Taulignan

Je ne viens pas d'une famille religieuse, j'ai découvert le monastère grâce à une amie avec qui j'étais venue réviser pour le bac (accueil à l'hôtellerie). J'ai rencontré les Sœurs du monastère de Taulignan et leur gentillesse et leur douceur m'ont beaucoup touchée. Pendant mon séjour, j'ai regretté de ne pas les voir plus, et j'ai décidé de faire le stage monastique par curiosité.

Grâce au stage, j'ai pu découvrir la vie côté cloître, j'ai pu poser toutes les questions que j'avais sur la vie religieuse, la foi, les traditions chrétiennes et catholiques. Les Sœurs m'ont toujours répondu avec compassion et bienveillance. J'ai été accompagnée tout le long par une Sœur en charge du stage et une Sœur "ange-gardienne". Je pense que ce stage était essentiel dans ma découverte de ma foi et si vous avez une envie, un peu de curiosité, un petit appel qui vous dit "et si j'essayais ?", ne vous retenez pas et foncez ! C'est une très belle expérience de vie qui va au-delà de la retraite parce qu'on passe "de l'autre côté" et peut-être qu'elle vous permettra de trouver votre chemin ou de vous pousser dans la bonne direction.

Groupe 5 WEB2Je crois que ce qui me faisait le plus "peur" au départ du stage, c'était les repas en silence. J'avais cette angoisse de me dire que j'allais me retrouver seule avec mes pensées, sans savoir où regarder sans être mal-à-l'aise. Et je les ai adorés ! On ne parle pas, mais on écoute, les oiseaux, une lecture, de la musique, on respire, on observe, on vit ensemble. Même sans se parler, même en tant que stagiaire toute fraîchement débarquée, on ressent la force et la joie de la communauté. Les sourires complices avec les Sœurs pendant les repas font partie de mes plus beaux souvenirs.

Dara

Témoignage d'une jeune venue pour un stage de vie monastique

J’ai bien choisi ma semaine pour venir au monastère ! Deux grandes fêtes : l’une à mon arrivée et l’autre à mon départ.
J’ai découvert Taulignan la veille de la Saint Dominique. J’ai pu plonger dans la fête, accueillie dans une ambiance toute fraternelle et joyeuse, avec les sœurs , les frères et tous les amis du monastère venus célébrer avec nous.
J’ai eu la joie de vivre le quotidien des sœurs, accompagnée par soeur Véronique qui a veillé, en bon ange, avec beaucoup de délicatesse, à ce que je ne me sente pas trop perdue et qui a pris le temps de répondre à toutes mes questions !
Je ne me suis pas ennuyée : entre la liturgie, les temps de prière en cœur à cœur, le travail, les rencontres, la vie fraternelle... Une semaine bien riche !
J’ai découvert aussi d’autres figures de la famille dominicaine comme sainte Catherine de Sienne.
Avant de repartir, j’ai pu confier à la Vierge Marie pour la fête de l’Assomption toutes ces belles choses vécues à Taulignan et rendre grâce pour le Oui de chacune des sœurs à la suite du Christ. Oui qui nous rappelle que  « Dieu seul suffit ».

Merci Seigneur et merci aux sœurs de m’avoir ouvert leur porte avec tant de gentillesse !

C.

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