• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

A partir de rien, Dieu peut faire de grandes choses !

jmclibrededroit0583   11° dimanche T.O. B

   Mc. 4, 26-34

    Jésus ne fait pas appel à de grandes démonstrations, à des concepts très élaborés que seuls quelques privilégiés pourraient comprendre quand il parle du « règne de Dieu », c’est-à-dire de Dieu lui-même. C’est en paraboles qu’il s’adresse « à la foule ». « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme » ! Et oui ! Tout commence par l’homme semble nous dire Jésus. S’il n’y pas l’homme, il n’y a pas Dieu !

   La Création est remise par Dieu entre les mains de l’homme pour qu’elle « produise du fruit » comme le souligne le texte de la Genèse.

   Dans le même récit, Dieu a donné les semences de tous les produits que la terre portera.

   L’homme est appelé à « cultiver », à « prendre soin » de ces dons offerts gratuitement par Dieu. A l’homme maintenant de coopérer avec lui. Dieu lui dit de semer, c’est tout ! Le cycle de la croissance ne lui appartient pas.

   Le Règne de Dieu est un processus, une dynamique qui se développe de manière presque insensible et pourtant incessante.

   Dans un deuxième temps, Jésus s’adresse à l’homme, non plus au style indirect, mais en posant deux questions en « nous » qui pourraient faire naître un dialogue : « Comment allons-nous comparer le règne de Dieu ? Ou bien, par quelle parabole pourrions-nous l’exposer ? » Jésus poursuit, mais autrement, ce qui était déjà présent dans la parabole qui précède, en associant de façon plus directe l’homme à la recherche, le provoquant à réfléchir, à oser poser des questions, à chercher lui-même des comparaisons judicieuses.jmclibrededroit0615

   Après le processus de croissance, voici la démesure, la disproportion entre « la plus petite de toutes les semences » et le grand arbre aux dimensions considérables. Jésus, par sa venue et sa vie « sur la terre », n’a voulu être qu’« un grain de sénevé » devenant sur la croix, l’arbre de vie qui ouvre l’accès à Dieu qui se cache derrière l’évocation des « oiseaux du ciel », puisque le ciel, dans la Bible, n’est ni un lieu, ni un espace au-dessus de nous, mais désigne Dieu.

   jmclibrededroit0578Aujourd’hui, chacun est appelé, comme le premier homme, à participer à la venue du règne de Dieu, à jeter en terre une semence : un don que Dieu lui a prodigué et qui révèle Dieu au monde. Plus haut, toujours dans le chapitre 4 de son évangile, Marc a rapporté la parabole du semeur.

  La semence est la Parole. Elle garde toute sa place ici, même non explicitement nommée.

  Comment recevoir la Parole ? Comment en prendre soin ? A quel dialogue avec Dieu m’introduit-elle ? Cette Parole, n’est-elle pas Dieu en moi pour que nous croissions ensemble ? Ne puis-je pas venir faire mon nid dans ses branches ?

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