• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Le coeur dilaté, courrons à la voix de l'Amour !

                                 6° dimanche de Pâques

  Jn. 14,15-21

  Faire corps avec l’épiphanie de l’Amour, un Amour qui ne possède pas, un Amour qui enrichit l’autre, qui lui ouvre sans cesse un espace. Quelle densité de vie ! L’autre, nous le savons, est une fragilité qui dépouille nos solidités. Jésus lui-même a consenti à cette vulnérabilité extrême. Dans la nudité de la Croix. Dans le vide du tombeau. Jusque dans son Absence. Il s’efface et il prie. Pour nous. Pour tous, afin que l’Esprit Saint habille de sa force nos terres intérieures laissées en friche.

  Une seule graine est semée en nous par la prière de Jésus : l’Amour.

   Il ne désire rien d’autre entre lui et nous et entre nous. Seule source qui purifie, rafraîchit, clarifie et donne croissance à ce qui est le plus humain en nous. L’Amour ? Quelqu’un qui communie à notre quotidien, une Parole prononcée pour relancer notre marche, dynamiser notre élan. Mais en Alliance, en réciprocité de don. Dans les situations les plus insensées, nous ne sommes pas seuls. Si nous ne mettons pas toujours Dieu au cœur de nos vies, lui, discrètement s’invite sans cesse, non par effraction. Simplement, il propose son amour à tous, sans condition.

   C’est pour une plénitude de vie que nous sommes sur terre. Ne dilapidons pas ce trésor inestimable !

   L’Esprit Saint travaille au sein du monde qu’il remplit de sa présence, sans jamais s’imposer. C’est lui qui dilate nos désirs, nos solidarités, nos initiatives pour une existence plus dense, moins repliée sur l’éphémère, libérée de déceptions amères. Jésus a prié pour une humanité en croissance dans l’espérance.

   Pas de nostalgie du passé, pas de rêve pour l’avenir, mais les deux pieds dans le présent. C’est là que le cœur se dilate pleinement et puise la joie, la vraie, celle de ne pas se laisser voler l’instant où chacun peut grandir et élever le monde bien au-delà de ce que nous pouvons en percevoir.

  Plus vaste que notre petit cercle restreint, bien plus étendu que notre périmètre de vie, se tient au cœur de chacun, un ciel aux multiples étoiles, dont nous ne voulons voir parfois que les nuages qui voilent le soleil.

 jmclibrededroit0618 

Mais, non ! Une brise légère, imperceptible plane sur le monde, mais le monde ne le sait pas.

Qu’importe, si nous sommes de ceux et celles qui y croient encore !

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