• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Nous ne sommes pas nés pour vivre à mi-temps !

jmclibrededroit0008   32° dimanche T.O.  C

   Lc. 20, 27-38                                             

   C’est à partir de la résurrection que se situe la rencontre entre Jésus et les Sadducéens, « ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection ».

    L’exemple que ceux-ci fournissent peut nous paraître déconcertant.

   Il reçoit sa pertinence dans le contexte biblique où les engendrements et donc les généalogies ont tellement d’importance. Le chiffre 7 est très certainement symbolique pour donner plus de poids à l’argumentation. Les Sadducéens n’envisagent que le présent de la vie des humains sur terre qui ne reçoit son prolongement que d’une descendance assurée et concrète. Ils sont entièrement et uniquement du côté de ce temps-ci et de ce qu’ils peuvent en constater.

    Jésus propose un au-delà de ce temps-ci, dans ce temps-là, cet a-venir imperceptible pour nous, transformant l’ordinaire des jours en une espérance inscrite dans le cœur de Dieu, « le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob », tel qu’il se nomme dans le livre de l’Exode au chapitre 3. Sans jamais se définir, Dieu ouvre, à partir de lui-même, des perspectives tout à fait renversantes pour les contemporains de Jésus. Et peut-être pour nous aussi au XXI° siècle.

   L’insistance des Sadducéens à fonder leur argumentation sur le mariage sans descendance donne à Jésus l’occasion de pousser le raisonnement plus loin. Il va l’orienter vers d’autres manières d’envisager son existence qui ne déprécient aucunement le mariage béni de Dieu, en plaçant le but de la vie humaine en haut et pas seulement sur terre. jmclibrededroit0065

   Mettre Dieu au cœur de son existence élargit l’espace du temps, le dilate. Tout miser sur Dieu et Dieu seul, atteint toutes les dimensions de l’être. L’amour de Dieu pour nous ne saurait se limiter. La vie de chacun lui est trop précieuse pour qu’il dise un jour : « Assez, çà suffit, c’est fini ! » Ce n’est pas le Dieu auquel je crois ! Souvent, notre présent réduit à la pointe visible de l’actualité, contraint l’esprit à n’envisager aucun autre horizon. Nous pourrions alors définir le temps comme une « durée vide » comme le souligne le philosophe Byung-Chul Han : « La durée vide est un temps non articulé, non orienté. Elle ne contient ni avant, ni après porteurs de sens, ni souvenirs, ni attente ».

   La résurrection dont parle Jésus n’a rien d’un palliatif aux aléas inhérents à toute vie. Elle ordonne la fin au commencement, notre venue au monde étant déjà le grand saut dans un temps voulu par Dieu, éternel. Dieu ne veut rien nous donner à moitié, ni nous laisser sans espérance. Il est « le Dieu non pas des morts, mais des vivants ».

   Parlant ainsi, il nous entraîne avec lui, par lui et en lui dans l’infini de sa propre présence au monde et nous dit : « Mon nom est ma présence ».

 jmclibrededroit0346  Comment pourrions-nous mettre une limite à la présence de Dieu là où il ne met aucune limite à la vie de l’humain ?

   Dans cette perspective, ni vie à mi-temps, ni temps-mort.

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