• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

La foi ? Un long apprentissage jusqu'à la rencontre...

ciel feu feuillage abbaye maumont   27° dimanche T.O. C

   Lc. 17,5-10

   Pour beaucoup, la foi serait une illusion de lumière qui empêche notre cheminement d’hommes libres vers l’avenir. Jésus aujourd’hui répond à cette objection de tous les temps. C’est vrai, la foi n’est pas évidEnte, mais évidAnte !

  Pour se faire une place en nous, elle ne s’impose pas comme une donnée brute, démontrable, démontable. Elle se propose à partir d’une rencontre personnelle et nourrie avec le Christ dont nous n’avons pas l’initiative, à laquelle nous pouvons adhérer ou pas. Pour certains, la foi serait signe de faiblesse devant la vie, alors que Jésus nous dit qu’elle est force jusqu’à déraciner les arbres et à nous faire obéir d’eux. Cette image permet de mieux comprendre précisément la puissance de la foi, le dynamisme qu’elle distille dans nos engagements et notre capacité d’agir.

    La foi ne fait l’objet d’aucun calcul. A la demande de ses apôtres : « Augmente en nous la foi », Jésus répond au « plus » par « peu ». Pour lui, la foi n’est pas un bon placement qui rapporterait des intérêts et augmenterait notre portefeuille. Jésus, ici comme ailleurs, oppose la quantité à la qualité. La foi : la plus petite de toutes les graines ! Celle que l’on ne remarque même pas et qui pourtant…. ! arbre perspective abbaye maumont

    Il n’existe pas de fidéomètre et heureusement ! La foi ne se mesure pas : elle se vit dans la gratuité du service, sans rien attendre en retour. D’ailleurs, il ne s’agit pas tant d’avoir la foi et de l’augmenter que de l’éprouver en soi comme un don de Dieu à entretenir.

   Prends soin de ta foi !!!!

   Qui sait s’il a la foi ? Quelqu’un a écrit : « Je n’ai pas la foi, c’est la foi qui m’a ! » Réflexion pleine de pertinence. Saisissement devant l’insaisissable. La foi ne sert à rien et ne rapporte rien. Elle est au cœur de tout baptisé la présence du Dieu fidèle qui ne retient rien de ce qu’il est pour lui-même. Nous l’avons déjà dit : Dieu ne s’impose pas. Pour exister, il s’en remet à l’hospitalité que l’homme lui offre, à la foi patiente de celui qui confesse son nom, au désir de celui qui le cherche et l’invoque.

  La foi demeurera toujours un apprentissage de la rencontre.

   Grâce à la foi, nous savons depuis notre baptême que Dieu nous est présent de manière particulière. Qu’il s’est engagé à nous faire devenir, si nous le voulons bien, ses enfants de plus en plus conscients de sa vie divine circulant en nous et nous transformant au fur et à mesure que nous nous laissons animer par lui.

   Telle est l’aventure mystérieuse, intérieure, toujours à approfondir, à laquelle il nous convie en réponse à la dynamique fondamentale du désir de rencontre qu’il a mis en nous. Il désire et attend que nous coopérions avec lui activement à son œuvre de vie en nous et dans le monde.

   Comme le souligne le pape François : « La foi n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage, mais un épanouissement de la vie ».

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